Lors de son installation à la présidence de l’Assemblée nationale ce mardi 26 mai 2026, Ousmane Sonko est longuement revenu sur son passage à la Primature, dressant le bilan d’une action gouvernementale qu’il présente comme une rupture profonde avec les pratiques antérieures.
Dans un discours aux accents de plaidoyer politique, l’ancien Premier ministre a affirmé avoir engagé d’importantes réformes destinées à restaurer la transparence dans la gestion publique, renforcer la souveraineté économique du Sénégal et moraliser la vie publique. « Il y a quelques jours encore, j’étais à la tête du gouvernement. Mon bilan y est très précis », a-t-il déclaré devant les députés.
Le leader de Pastef a notamment mis en avant la transparence sur « les réalités cachées », la renégociation de certains contrats stratégiques ainsi que le respect des engagements pris envers les citoyens. Il a également cité plusieurs réformes économiques et sociales menées sous son autorité, notamment les mesures de régulation économique, la restructuration des secteurs en difficulté et les efforts engagés pour maîtriser le coût de la vie et préserver le pouvoir d’achat des Sénégalais.
Sur le terrain de la gouvernance, Ousmane Sonko a insisté sur sa politique de moralisation de la vie publique, affirmant avoir placé la lutte contre la corruption, la réduction du train de vie de l’État et l’exigence de reddition des comptes au cœur de son action gouvernementale.
Le désormais président de l’Assemblée nationale a aussi évoqué plusieurs dossiers sensibles gérés durant son passage à la Primature, notamment les inondations, les campagnes agricoles et le redressement d’entreprises publiques en difficulté. Sur le plan sociétal, il a également défendu « la protection des valeurs fondamentales de la société », faisant référence aux débats autour d’une éventuelle législation contre l’homosexualité.
Enfin, Ousmane Sonko a estimé avoir contribué à l’apaisement du climat social et à la redéfinition du modèle de développement du Sénégal à travers l’Agenda national de transformation « Sénégal 2050 ». Par cette rétrospective, le leader de Pastef cherche à inscrire son passage à la Primature dans une dynamique de transformation structurelle de l’État, au moment même où il prend les commandes du pouvoir législatif.