Quatre jours après son départ de la Primature décidé par le président Bassirou Diomaye Faye et quelques heures après son élection à la tête de l’Assemblée nationale, Ousmane Sonko est revenu publiquement sur la crise politique qui secoue le sommet de l’État sénégalais.
Dans un discours prononcé après son installation au perchoir, le leader de Pastef a estimé que le Sénégal entrait dans « une nouvelle phase » de son histoire politique, qu’il juge à la fois délicate et déterminante. « Elle sera difficile. Elle sera traversée par des tensions, des tentatives de division et des pressions multiples. Mais elle peut aussi devenir un moment de maturation démocratique », a-t-il déclaré devant les députés.
Ousmane Sonko a également insisté sur la nécessité de préserver les principes démocratiques face aux rivalités politiques. « Nous devons démontrer que la fidélité aux principes est plus forte que les calculs de circonstance », a-t-il affirmé, estimant que le Sénégal devait prouver « qu’un peuple africain peut débattre fermement sans détruire son propre État ».
Le nouveau président de l’Assemblée nationale a par ailleurs tendu la main à l’ensemble des forces politiques, majorité comme opposition, appelant les parlementaires à préserver la République au-delà des appartenances partisanes.
Dans un ton particulièrement solennel, Ousmane Sonko a enfin affirmé que « l’histoire retiendra moins les postes occupés que les principes défendus dans les moments décisifs », concluant son intervention par une profession de foi politique : « Lorsque le pouvoir nous met à l’épreuve, choisissons-nous le confort ou la vérité ? Pour ma part, je continuerai de choisir la vérité ».